L’orage gronde dehors, mais chez Lipp, plus tard, le calme luxueux nous attendra avec ses fruits de mer et son sancerre frais. Ce soir-là, au labo désert, région parisienne, j’arrive trempée, robe en lin vert pâle collée à mes seins lourds, fesses charnues moulées, mules rouges jetées. Pieds nus, gouttes ruisselant sur ma peau. Lumière tamisée sous la porte. Francesco Gargantini, le ponte italien, penché sur mon microscope. Petit, bedonnant, barbe grise imposante, yeux noirs de jais. Il se retourne, me dévore sans gêne. Ma robe transparente révèle tout : tétons durs, chatte moite. Je m’approche, goutte au sol. ‘Venez voir’, murmure-t-il, sourire en coin. Sa cuisse chauffe contre la mienne. Dans l’oculaire, la méiose parfaite. ‘J’avais raison !’ Cri de triomphe. Nos rires fusent. Sa main en coupe sur ma joue, pouce caressant. Mes doigts glissent dans sa barbe. Feu aux poudres. Il capture mon visage, m’embrasse à pleine bouche. Langue invasive, je fonds, bras autour de son cou. Son rire sexy vibre encore en moi.
Sa bouche habile force mes lèvres, gémit en italien. Mains partout : cheveux tirés, fesses pétrissées, seins emprisonnés. Je presse mon ventre contre sa bite dure. Bretelles tombent, seins offerts. Il plonge, suce mes tétons, dents mordant aréoles. Foule totale. Ma main dans sa braguette : queue énorme, paume insuffisante. Je la branle fort. ‘Arrête, c’est dans ta chatte que je veux jouir.’ Il arrache ma culotte rose, la renifle. À genoux, comme dans ma douche fantasmée. Barbe râpant mes lèvres, langue sur clito, doigts en moi : un, deux, trois, pouce à l’anus. J’explose, vagin serré, onde de la chatte au crane.
L’Approche
Sur la table de zinc froide, fesses au bord, cuisses écartées. Il embrasse ma cheville, mollet. Pénètre d’un coup brutal. Va-et-vient sauvage : lent, puis frénétique. Yeux rivés, ahans rauques. ‘Regarde-moi !’ Je jouis, spasmes autour de sa queue. Il monte, pèse sur moi, tendresse italienne. Reprend, coups de reins impétueux. Je griffe son dos, malaxe ses fesses. Troisième orgasme, plénitude totale. Il grogne, éjacule profond, rictus de plaisir. Emboîtés, sueur et sperme mêlés, orage dehors.
Il s’écarte. ‘Allons fêter ça.’ On s’habille vite : ma robe froissée, élégante malgré tout, ses cheveux en bataille. Chez Lipp, nappes blanches, huîtres glissantes salées, sancerre pétillant sur langue. Regards humides, complices, silence feutré. Parle science, pluie, comme vieux amants. Luxe discret, corps encore vibrants. Il me ramène, ouvre la portière galamment. Baiser tenté, sa bite durcit contre moi. ‘Va te coucher.’ Repousse, démarre sous averse. Disparue dans la nuit, anonyme de la haute. Congrès, soutenance, note sévère, carte Klimt. Mariée aujourd’hui, mais ce feu prestige brûle encore.