La clairière est mon palais secret, tapis de mousse douce sous un ciel filtré par les chênes centenaires. Le chalet à la lisière exhale un parfum de bois noble, comme un lodge alpin pour initiés. Je suis la Lutine, jupe volante caressant mes cuisses fuselées, panier prêt pour les baies rouges. Le soleil darde ses rayons chauds sur ma peau, perlant de sueur légère.
Il surgit, ce nain saltimbanque à chevelure mauve, assis au pied du chêne. Regard joueur, sourire de voyou. Je feins l’indifférence, mais mon cœur bat. ‘Ô Lutine, cueillons des fruits magiques’, murmure-t-il. Sa voix rauque vibre en moi. Je le suis, défiante, vers les buissons fluorescents. Fraises des bois, framboises gonflées, myrtilles sombres. Mes doigts effleurent les feuilles, un frisson monte.
L’Approche
La rivière chante, cascade murmurante. Il étend une couverture de laine fine près de l’eau vive. Bouteille d’ambre frais – cidre pétillant comme du champagne des bois. Il masse mes omoplates, pouces fermes glissant sous mon chemisier clair. La soie de ma culotte rouge frotte mes lèvres intimes, déjà humides. Je ferme les yeux. Brise légère, gouttelettes fraîches sur ma nuque. Ses mains descendent, déchaussent mes pieds menus, les plongent dans l’eau glacée. Plaisir monte, lent, vicieux.
Il pose un baiser dans ma nuque. Moustache qui gratte délicieusement. Je pivote, lèvres entrouvertes. Sur la couverture, salade de fruits rouges luit, arrosée de cidre mousseux. Il me nourrit, cuillère contre ma bouche. Nectar acidulé explose : fraise juteuse, framboise sucrée. Sa langue lèche le jus coulant sur ma commissure. Feu dans le ventre. ‘J’ai envie de ta rose, de dévorer ta framboise’, grogne-t-il.
L’Explosion
Je m’allonge sur le dos, jupe relevée. ‘Déshabille-toi, loup. Plonge nu dans la cascade.’ Il obéit, corps trapu luisant ressort de l’eau, queue raide dressée, gouttes perlant sur son torse velu. Je jette ma culotte rouge à sa tête. ‘Mange ta salade sur ma fraise intime.’ Fruits écrasés sur ma chatte gonflée, son museau plonge. Langue vorace lapant jus mêlé au mien, clitoris pulsant sous ses dents légères.
Il me bascule, cuisses écartées. Bite épaisse force mon entrée, trempée. ‘Baise-moi comme un animal, loup !’ grogne-t-il, hanches claquant contre mes fesses. Bruits humides, succions obscènes contrastent le silence feutré du bois. Cascade couvre mes cris : ‘Plus fort, déchire-moi !’ Ses couilles giflent ma peau, sueur coule, mélange âcre. Je griffe son dos, ongles enfoncés. Orgasme explose, spasmes violents, jus gicle sur la couverture.
Il jouit en rugissant, semence chaude inondant ma rose. Corps secoués, halètements rauques. Silence retombe, luxueux, complice. Je me relève, jambes tremblantes. Eau fraîche lave nos traces. Je rhabille ma jupe volante, chemisier ajusté avec grâce. Culotte rouge glissée dans son panier. ‘Adieu, loup voyou.’ Je disparais dans l’ombre des chênes, anonyme, reine des bois, prête pour d’autres cueillettes interdites.