Le sable fin de la baie du Kernic caresse mes pieds nus. Soleil d’été saupoudre mes joues de taches solaires. J’ai 38 ans, mais on me prend pour une ado pétillante. Pique-nique avec Henri, les gosses, Patrick, mon cousin par alliance. Vin blanc glacé coule frais dans ma gorge. Langue lèche le bord du verre. Je déboutonne ma robe de lin. Maillot bleu épouse ma peau hâlée. Genoux contre poitrine, regard perdu sur les vagues.
Patrick mate derrière ses lunettes. Je sens son regard glisser sur mes seins écrasés, mes chevilles sableuses. ‘Il est bien ton bouquin ? On marche ?’ Voix nonchalante. Henri ok avec les kayaks. On file vers les dunes. Pieds nus dans oyats piquants. ‘Tire-moi la main !’ Nos doigts s’entrelacent. Tiède, ferme. Elle serre. ‘Ça te dérange ?’ Sourire mutin. Son boxer tendu. Je chante une vieille comptine. Fesses rondes balancent sous l’échancrure.
L’Approche
Vingt minutes. Chaleur monte. ‘Pause là.’ Clairière herbeuse, tapis moelleux. ‘Nid à goudous.’ Rire cristallin. Tête sur son ventre. Chaleur pulse dessous. ‘Je baisse mon haut ? Henri déteste.’ Bretelles glissent. Seins lourds, aréoles roses, tétons cerises. Silence lourd. ‘Ça te convoite, les mâles en chaleur ?’ Sa main sur ma poitrine. Mon index sous son boxer. Bite dure comme fer. Soupir.