La cabine de l’Airbus bourdonne d’un silence feutré, tissu des sièges qui craque sous les derrières impatients. Mon tailleur bleu marine Air France moule mes cuisses nerveuses, soie fine glissant sur la peau moite. Jean-Pierre Sadirac annonce la descente sur Lyon, dix-sept degrés, dix minutes d’avance. Lui, au siège 12A, me dévore des yeux depuis le galley. Ses pupilles sombres, comme celles qui ont hanté Sagrario au Portugal. J’ai surpris son sourire idiot pendant les consignes, son jus de tomate tiède. Clin d’œil complice, espiègle. La vieille noix m’a saoulée avec son café, mais lui… il bande déjà sous son pantalon.
Porte ouverte, passagers s’écoulent. Appel cockpit, je pivote sur talons aiguilles, fesses tendues. Vessie pleine après heures de service, café avalés, champagne volé dans la réserve premium. Je file à ma Fiat bordeaux, garée rocade Lyon-Vercors. Klaxon rageur, je vire sec sur bande d’arrêt. Portière claque, robe légère relevée – non, tailleur déboutonné vite fait. Culotte mauve soie descend aux chevilles, chatte duvetée exposée au vent printanier. Jet chaud jaillit, arc d’or sur herbe tendre, soupir libérateur étouffé par ronron rocade. Talons enfoncés terre, fesses rondes cambrées, tête rejetée.
L’Approche
Buisson frémit. Lui surgit, lacet refait, yeux fous. Le passager. Reconnaissance fulgurante. Geste muet : “Tu m’as vue.” Hochement oui, bisou soufflé. Ironie : révérence moqueuse, triangle brun luisant. Tension électrique. Convenances d’hôtesse chic ? Foutaises. Son regard promet le feu. Je remonte soie trempée, plis tailleur lissés. Il s’avance, Lancia garée ombre frênes. “Monte, Isabel.” Voix rauque. Cœur bat. Je cède.
Sièges cuir Lancia engloutissent nos corps, parfum bois santal envahit. Portière claque, bulle isolée du vacarme urbain. Ses mains calleuses saisissent mes seins sous chemisier soie, tétons durs comme perles. “T’es ma Sagrario revenue.” Je ris, feu dans reins. Culotte arrachée, jetée tableau bord. Bite raide jaillit, veines gonflées, gland luisant. “Baise-moi, putain, comme une salope VIP.” Jambes écartées tableau bord, chatte trempée avale sa queue d’un coup. Claques sèches chair contre cuir, bruits obscènes contrastant silence forêt. Hanches claquent, sueur perle sur soie déchirée.
L’Explosion
“Plus fort, déchire-moi !” Grognements sourds, ses couilles giflent mon cul bombé. Doigts enfoncés fesses, il pilonne, jus coule cuisses. Goût sel sur lèvres mordues, champagne fantôme en bouche. Orgasme monte, spasmes violents, chatte serre sa verge comme étau. Il hurle, gicle chaud au fond, sperme déborde, ruisselle soie. Corps secoués, haleines mêlées, baisers voraces. Seconde round : je chevauche, seins ballottent, ongles griffent torse. Luxe brut, décorum pulvérisé.
Calme retombe, tapis frênes murmure. Sperme colle cuisses, parfum sexe imprègne cuir. Je lisse tailleur, boutons reboutonnés précis, bijoux étincellent. Culotte perdue, chatte pulse encore. Sourire sophistiqué. “Adieu, inconnu.” Portière ouverte, Fiat attend. Disparais dans rumeur rocade, anonyme haute, feu couve sous perles.