La forêt s’apaise. Cris d’enfants s’éloignent. Je pousse la porte du chalet, ce refuge modeste mais si exclusif, perdu au cœur des bois. Julien, surpris, me fixe. Mon cœur bat fort. Vingt ans d’absence, et le voilà, mon moniteur d’auto-école, cet homme qui m’a ensorcelée à dix-huit ans. Je souris, radieuse. Il m’aide à ôter mon manteau. Ses yeux glissent sur mes jambes gainées de nylon fin, brillant sous la lumière tamisée.
Je m’assois à sa table écaillée, croise les jambes. Le froissement soyeux du bas contre ma peau me picote. Il propose un café. Je parle de mes lectures, ses nouvelles sur Rvbb. Celle sur le fétichisme des pieds. Son regard change. Tension électrique. Silence. Puis, je lâche, voix basse : « Aimerais-tu savoir ce dont j’ai envie ? » Il bredouille. « Agenouille-toi. Embrasse mes pieds. » Il hésite. Mon pouls s’accélère. Impatiente, j’insiste : « Ne te fais pas prier. Je sais que tu en rêves. »
L’Approche
Il plie. À genoux. Nos yeux se verrouillent. Triomphe. Mes mains sur ses épaules. Il descend, caresse mes cuisses, mollets. Chevilles. Ballerines tombent. Ses lèvres touchent le nylon. Chaleur monte. Sa bouche engloutit mes orteils. Parfum de cuir, sueur légère, enivrant. Je murmure : « Mets-y du cœur. » Il obéit. Lèche, suce, mordille. Mes orteils dansent sur sa langue. Frissons remontent mes jambes. « Regarde-moi. Tu aimes ? » « Oui », souffle-t-il, timide. Je caresse sa joue de mon pied. « Ça m’excite aussi. » Je retire les bas. Peau nue. Jupes relevée. Culotte dentelle écartée. Mon sexe imberbe, humide, luit. « Embrasse ici. »
Il s’approche. Baiser doux. Gémissement m’échappe. Sa langue fouille. Saveur salée, chaude. Mains dans ses cheveux, je guide. Hanches ondulent. Pression monte. Cuisses serrent son visage. Orgasme explose. Corps tremble. Soupirs saccadés. Je l’admire, pantelante, vulnérable un instant. Puis, ordre sec : « Déshabille-toi. » Nu, vulnérable. Je le pousse sur le canapé. Baisers voraces. Ma main sur son sexe dur, palpitant. Je l’embrasse, lèche. Lui, en feu.
L’Explosion
Je me déshabille. Corps nu, parfait. À califourchon. Saisis sa queue. Guide en moi. Chaleur humide l’engloutit. Torride. Je danse, hanches rythmées. Ses mains sur mes fesses, pressent, malaxent. Tête nichée entre mes seins, il inhale mon parfum. Accélération. Corps se tend. Muscles se contractent autour de lui. Orgasme foudroie. Ongles dans ses épaules, marques rouges. Je halète, comblée.
« Et toi ? Caresse-toi. » Il obéit. Masturbation frénétique, yeux dans les miens. « Continue. » Sa main vole. Je prends le relais. Explosion. Semence gicle sur son ventre. Tremblements. Je joue dedans, goûte du doigt. Malicieuse, je lui fais sucer mes phalanges salées. Baiser fougueux. Puis, je me redresse. Rhabille avec grâce. Jupe lisse, bas remontés, ballerines. « Julien, notre lien est éternel. Tes nouvelles m’appelleront peut-être. »
Je franchis la porte. Forêt silencieuse. Parfum persiste derrière moi. Lui, panique. Tremble. Efface traces. Culpabilité, désir mêlés. Moi, sereine. Haute société m’attend. Anonyme, intacte. Privilège charnel : décorum craqué, extase brute. Indestructible.