Un timide soleil d’automne peinait à réchauffer l’air. Je sonne à la porte de cette petite villa discrète, bastion de luxe caché. Mon manteau de cuir épouse mes courbes fières. Annie m’accueille, regard gris-bleu perçant. Trouble immédiat. Elle m’entraîne dans son salon somptueux. Canapé immense en cuir souple, fauteuils profonds, tapis moelleux jonché de poufs et coussins. Ambiance chaude, feutrée. Silence ouaté, comme un écrin pour secrets.
Elle m’aide à ôter mon manteau. Ses doigts effleurent ma nuque. Frisson. Mon ensemble : jupe courte moulant mes hanches rondes, chemisier de soie légère flottant sur mes seins libres, lourds, fiers. Nylon tendu sur mes jambes cambrées. Elle porte une robe de jean entrouverte, laissant deviner peau fine, décolleté tentant. Nous nous installons côte à côte. Café fumant, rires fusent. Décontractées. Son mari surgit, grand, grisonnant, sourire carnassier. Baiser léger à Annie, poignée de main à moi. Compliments glissants. Il s’installe face, bière en main. Ses yeux dévorent mes cuisses entrebâillées, l’amorce de dentelle noire.
L’Approche
Annie sort l’album photos. S’agenouille à mes pieds, album sur mes genoux. Sa joue frôle ma peau. Doigts effleurent cuisses. Tension monte. Mari se penche par-dessus mon épaule. Chemisier baille, seins nus saillent, tétons durcissent sous regards. Photos anodines d’abord. Puis, nue. Annie cambrée, seins pointus, triangle brun. Choc doux. ‘Moi aussi, pour mon mari’, je murmure. Mains d’Annie sur mes mollets. Nylon crisse sous ongles vernis. Remontent. Jupe se soulève. Peau nue. Silence pesant brisé par ma respiration saccadée.
Ses lèvres sur ma cuisse, haut, chaud. ‘T’es nue dessous, du pousse-au-viol !’ rit-elle, carnassier. Compas s’ouvre. Intimité offerte. Langue sur mon bouton. Cri étouffé. Je m’arc-boute. Mari pétrit mes seins. Soie glisse, je suis nue, jupe ceinturant reins. Orgasme me terrasse, arc tendu.
L’Explosion
Elle se redresse. Nu le couple. Annie m’attire. Seins contre seins, bouches se dévorent. Langues mêlées, parfums intimes. ‘Mange-moi, donne-moi tes seins !’ halète-t-elle. Tête-bêche. Ma bouche sur sa chatte trempée, goût salé-musqué. Elle lape mon ventre, mordille. Mari empoigne mes hanches. Sa queue monstrueuse frotte ma toison. Je cambre. Il s’enfonce, lent, profond. Remplissage total. Va-et-vient puissant. Je bascule sur la vulve d’Annie. Seins pétries. Pilonnage rythmé. Silence feutré éclaté par claques de chair, gémissements rauques, succions humides.
Il explose, sève brûlante inonde mes chairs. Mon orgasme fuse. Doigts en elle, bouche aspirante : elle hurle, tétanisée.
Retour au calme luxueux. Corps luisants de sueur sur cuir frais. Annie sourit, tendre. Mari caresse ma cambrure. Je me redresse, élégante. Soie remise, glisse sensuelle sur peau rougie. Jupe lisse mes hanches. Manteau enfile, col relevé. Baisers légers, promesses muettes. Porte claque doux. Je disparais dans l’anonymat hautain de la société. Privilège charnel, exclusif. Mon feu, intact sous bijoux.