Chers membres du Club VIP, je suis Anonyme. Habituée des salons privés, des cristal qui tinte et des regards qui promettent l’interdit. Ce soir, je vous confie ma nuit dans la chambre opulente du manoir de Gwyndell. Un sanctuaire de soie blanche drapant un lit king-size moelleux. Air lourd de jasmin. Bougies vacillantes jetant des ombres dansantes sur les tapisseries brodées d’or. Silence feutré, seulement rompu par le tic-tac d’une horloge ancienne. Nuit sans lune. J’entre par la fenêtre, ombre en justaucorps noir moulant mes formes comme une seconde peau. Végane est là, recluse, pleurant sur son lit. Chemise de nuit translucide collée à sa peau laiteuse, soulignant ses seins ronds, sa taille fine. Ses grands yeux sombres me happent. Brillants de larmes et de faim. Je m’approche, chat souple. Elle ne hurle pas. Ses lèvres s’entrouvrent. Nos pupilles se verrouillent. Tension palpable. Le décorum craque. Mes doigts effleurent sa joue. Tremblement électrique. Elle pose sa main sur la mienne. Chaleur monte. Je sais. Ce soir, les convenances s’effritent pour le feu charnel.
Nos mains se lient. Bouches se collent. Baiser humide, langues qui dansent, voraces. Goût sucré de sa salive mêlé au sel des larmes. Je tire sur sa chemise. Soie glisse sur sa peau douce, frisson visible. Elle arrache mon justaucorps. Zip lent, tissu caresse mes cuisses, mes seins libres jaillissent. Nus, on bascule sur draps satinés. Frottement soyeux froid contre sueur chaude. Seins pressés, tétons durs qui frottent. “Putain, Végane, t’es trempée”, je murmure. Elle gémit : “Prends-moi, voleuse de cœurs.” On roule, jambes entremêlées. Ma bouche sur son cou, suce, mordille. Descends aux seins. Langue sur aréoles roses, aspire un téton. Elle arque le dos, ongles dans mon dos. Silence maison contraste avec nos souffles rauques étouffés. Bouteille de champagne ouverte sur chevet – bulles pétillantes, arôme fruité. Je bois au goulot, lui fais la passe bouche-à-bouche. Pétillant sur nos langues. Main entre ses cuisses. Chatte rasée soyeuse, lèvres gonflées, jus coule. Doigts glissent dedans, deux, trois. Elle halète : “Plus fort, baise-moi comme une chienne.” Tête-bêche. 69 divin. Mon visage dans sa toison noire, odeur musquée, goût acide-salé de cyprine abondante. Langue vrille son clito durci, aspire, lèche en cercles. Elle me rend la pareille : langue experte fouille mon trou, aspire mon bouton. Bruits obscènes – clapotis, succions – percent le calme luxueux. Corps secoués. Orgasme monte. “Je jouis !” hurle-t-elle étouffé dans ma cuisse. Explosion simultanée. Tremblements, jets de jus sur visages. Sueur perle, soie trempée.
L’Approche
Calme retombe. Cœurs cognent. Elle chuchote : “Emmène-moi, mon amour.” Poignée d’or volée sous latte. On s’habille. Elle glisse robe de soie rouge, bijoux tintent doucement. Moi, justaucorps remis, élégance féline. Baiser dernier, langoureux. Par la fenêtre. Ombres dans nuit. Disparues dans anonymat. Privilège du luxe : désir brut, fuite sophistiquée. Seuls draps froissés témoignent.