Tout s’est passé si vite. Janvier. Une manif sélective à Paris, milieu chic contestataire. Élise, cheveux noirs corbeau, lèvres carmin éclatantes, hurle au milieu du chaos policier. Assise sur le pavé, figée. Je la repère déjà. Une heure après la charge, elle est toujours là, muette, tremblante. Je tends la main gantée de cuir souple. Rien. Ses yeux implorants me captivent. Dans ma suite au Plaza, lustres cristallins tamisés, champagne Dom Pérignon qui pétille sur la langue, je la rassure. ‘Pas de honte, ma belle. Même nous, en décorum VIP, on craque parfois.’ Elle avoue : dixième manif, toujours froussarde. Je ris doucement, effleure son bras nu. Lit king-size, draps de soie ivoire glissant sur la peau comme une caresse interdite. Nues, sans chemise de nuit vulgaire. ‘Tes fesses ne sont pas celles d’une couarde’, murmuré-je. ‘J’aime les tiennes aussi’, souffle-t-elle. Ma main remonte ses jambes interminables, satinées. Elle gémit. Le jeu de regards dans ce silence feutré du Club VIP s’alourdit. Je cède. Nos lèvres se scellent, champagne sur nos langues. Mais elle tremble encore.
Février. Chien errant dans le penthouse haussmannien. Elle hurle, saute nue sur le lit, balance ses dessous en dentelle pour distraire la bête. Voisins alertés rappliquent : le bellâtre d’à côté, le vieux vicelard du dessus. Yeux gourmands sur ses seins fermes, cul rebondi. Je vire tout ce beau monde, bouquet de roses noires à la main. Ridicule, mais excitant. Elle culpabilise, se flagelle : ‘Couarde, lâche !’ Je la calme avec des baisers salés. Mars, Saint-Valentin. Repas arrosé, hasch VIP, volutes épicées. Vapeurs nous enivrent. Sur les draps soie, je lui offre mon vibro d’or massif, gonflé, luisant. Elle hurle : ‘Un rat !’ ‘Non, ma queue à moi, pour ton plaisir.’ Elle mate le jouet, yeux écarquillés. ‘Queue de rat !’ Dictionnaire Larousse s’abat dessus. Fin de mois, bleus et désir frustré. Avril, mai : vertiges, peur des inconnus, partouze fantasmée à Rouen ? ‘Dangereux !’ Nos nuits : cris, repentance, puis je la baise sauvagement, vengeance charnelle. Juin, exams : elle brille, tremblante. Juillet, Côte d’Azur, villa privée face à la mer. Dunes blondes, elle nue, sauvage. Orgasme sans peur. Décorum craque.
L’Approche
Le désir explose. Sous les draps satin, dialogues crades : ‘Lèche-moi, froussarde, montre ton feu.’ Sa langue fouille ma chatte trempée, bruits de succion obscènes claquant dans le silence ouaté de la suite. Lèvres gonflées, jus sucré coulant sur menton. Je chevauche son visage, cuisses serrées, ongles griffant ses fesses. ‘Baise-moi fort, Anonyme !’ Mon vibro la pénètre, à fond, elle hurle plaisir, corps cambré, sueur perlant sur soie. Sensations VIP : soie frottant tétons durs, champagne renversé sur nos ventres, bulles pétillantes picotant la peau. Chair claquant, gémissements rauques contrastant le murmure feutré des vagues au loin. Vengeance orgasmique après chaque crise. Elle jouit, squirte sur les draps de 1000 fils, corps secoué. Moi, je la domine, doigts en elle, pouce sur clito turgescent. Plaisir brut, exclusif, dans ce luxe qui pue le sexe.
Retour au calme luxueux. Nuit du 14 juillet. Villa somptueuse, elle m’emmène face à la mer, prend mon sexe palpitant – vibro ou chatte ? – délicate. Sous l’eau tiède, sa bouche avale, langue tourbillonnante. Explosions. ‘La guerre !’ hurle-t-elle. Se jette au large. Feu d’artifice. Oublié. Elle nage, disparaît. Sirène craintive. Je m’habille : robe Versace fluide sur peau encore moite, bijoux Cartier tintant doucement. Talons aiguilles claquent sur marbre. Disparue dans l’anonymat de la haute société. Club VIP reprend ses secrets.