Le Club VIP du 20e, niché près du stade, exhalait son silence feutré ce soir d’août 1998. Cristal taillé, moquettes épaisses étouffant les pas. Champagne millésimé dans des flûtes Baccarat. J’étais là, Anonyme, perles au cou, robe fourreau signée Chanel collant à mes courbes. Bijoux qui tintent doucement. Mes yeux balayaient la salle tamisée. Lui, il entra. Ben. Vingt-sept ans, silhouette affinée à 67 kilos, muscles saillants sous chemise cintrée. Fraîchement sorti de l’hôpital, cicatrice au cou masquée par un foulard Hermès. Ses yeux, fiévreux, croisaient les miens. Hypertension vaincue, graisse fondue. Il transpirait encore l’effort du stade, cette nuit maudite. Un oiseau noir au ciel. Une morsure. Moi, je savais. J’avais goûté son sang la première. Vampirique appel. Il s’approcha du bar, commanda un Évian pétillant. Nos regards s’accrochèrent. Longs. Insistants. Le décorum du club craquait déjà. Ses lèvres esquissèrent un sourire. Le mien répondit, carnassier. Je fis signe au serveur. Un verre de Dom Pérignon glissa vers lui. Il hésita. Puis but. Bulles sur sa langue. Je me levai, talons aiguilles claquant discrètement. ‘Benjamin’, murmurai-je en m’approchant. ‘Ou Benny ?’ Il tressaillit. ‘Ben.’ Ma main effleura son bras. Soie de sa chemise contre ma paume. Chaleur montante. ‘Venez avec moi.’ Pas de question. Il suivit. Ascenseur privé. Miroirs dorés. Mes fesses ondulaient sous sa vue. Décision prise. Fuck les convenances. Ce corps neuf, cette faim nouvelle. À moi.

La suite VIP. Draps de satin ivoire, lit king size dominant Paris. Rideaux lourds occultant la nuit. Bouteille ouverte, champagne coulant sur nos peaux. Je le poussai sur le lit. Robe zipée d’un geste. Culotte en dentelle tombant. Ses yeux dévorants. ‘T’es une bombe’, grogna-t-il. Je grimpai sur lui, cuisses enserrant ses hanches. Sa queue durcit instant. Énorme, veineuse, tendue contre mon ventre. ‘Baise-moi comme un animal, Benny.’ Il arracha sa chemise. Torse plat, abdos tracés. Sa bouche fondit sur mes seins. Langue râpeuse sur tétons durs. Mordillements. Souffle chaud. Je mouillais déjà, jus coulant sur satin. ‘Putain, t’es trempée.’ Ses doigts fouillèrent ma chatte. Glissants. Profonds. Je gémis, ongles dans son dos. Bruits humides claquant dans le silence ouaté. Champagne renversé sur nos corps. Goût pétillant mêlé à sueur salée. Je descendis, engloutis sa bite. Gorge profonde. Aspiration vorace. Il haleta, mains dans mes cheveux. ‘Salope de luxe.’ Je remontai, empalée d’un coup sec. Vagin serré l’enserrant. Chevauchée sauvage. Hanches claquant. Draps froissés. ‘Plus fort ! Défonce-moi !’ Il inversa, me plaqua a plat ventre. Queue enfoncée brutal. Coups de reins bestiaux. Mon cul bombé sous ses paumes. ‘T’aimes ça, hein, pute VIP ?’ ‘Oui ! Remplis-moi !’ Orgasme fulgurant. Corps arqué, cris étouffés par coussin brodé. Il explosa en moi. Semence chaude giclant. Tremblements. Sueur perlée. Silence retomba, ponctué de nos souffles rauques.

L’Approche

Champagne bu d’un trait. Corps alanguis sur soie tiède. Je me levai, jambes flageolantes. Miroir : rouge à lèvres étalé, perles intactes. Je ramassai ma robe. Zip lent, élégant. Bijoux repositionnés. Ben, épuisé, yeux mi-clos. ‘Reste.’ Sourire distant. ‘Anonyme ne reste pas.’ Talon aiguille sur marbre. Porte refermée sans bruit. Ascenseur descente fluide. Back au bar. Verre neuf. Anonymat haute société. Privilège charnel. Il ne saura jamais que ma morsure au stade l’avait changé. Feu éternel.

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