Le silence feutré de mon appartement au premier étage enveloppe tout. Dehors, la neige étouffe le monde. Le poêle en faïence ronronne, chaleur voluptueuse sur ma peau. Antiquités lustrées scintillent à la lueur des bougies. Thé rare fume dans les tasses fines, arôme corsé comme un champagne interdit. A’oy flotte devant moi, violet translucide, tentacules nus frémissants. Ses yeux d’onyx me fixent. Intensément. Je sens le décorum craquer. Mon peignoir glisse, soie fraîche contre cuisses. Il méduit : « L’amour humain brûle. » Je souffle : « Montre-moi le tien. » Un tentacule effleure ma joue. Frais. Velouté. Ventouses aspirent doucement. Cœur bat. Regard plongé dans ses huit prunelles. Je souffle son brûleur. Il descend. Lent. Vers mon buste. Je m’abandonne. Le désir explose déjà, mais je savoure l’attente. Luxe de l’exclusivité. Lui et moi, seuls dans ce prestige glacé.

Tentacules partout. Un glisse entre lèvres. Ferme. Doux. Joue avec langue. Rose et mauve dansent. Salive mêlée à sa fraîcheur. Second tentacule rejoint. Trop. Délicieux. Un troisième caresse nuque. Sensible. Picotements. Quatrième enroule oreille. Chatouille intime. Je gémis. Visage uni à lui. Il retire. Lentement. Langue languissante. Descend gorge. Chemisier craque sous huit bras. Seins nus. Air frais. Il grimpe monticule. Englobe aréole. Succe. Profond. Lent. Souffle coupé. « Putain, A’oy… » Tentacules massent. Pétrissent. Roulent mamelon. Vague monte. Je jouis. Surprise. Intense. « Comment tu sais ? » Il méduit : « Mon comptable… il rechargeait plus que sa calculatrice. » Rire essoufflé. Je le serre. Chair contre chair translucide.

L’Approche

Je le pose sur bouche. Lèvres frôlent corolle. Langue explore cavité. Veloutée. Fraîche. Lisse. Titille organes sous peau fine. Cerveau. Intime. Folle. Il frémit. Arcs électriques dans chapeau. Orage intime. Je lèche. Suce. Effrénée. Il tressaute. À bout, je l’allonge ventre. « Beau, ton orage. » Il se love cou. Éclairs résiduels. Demi-sommeil. Tentacules frôlent peau. Bras. Épaule. « Essaie… » murmure-je. Il pose sur coude. Décharge. « Putain ! » Picotement exquis. « Encore. » Il parcourt. Buste. Ventre. Hanches. Cuisses. Décharges piquantes. Corps électrisé. Seins durcissent. Entre cuisses. Humide. Il ondule sur lèvres intimes. Succe bouton. Aspire. Gémissements aigus. « Vas-y, baise-moi électrique ! » Il accélère. Se fige. Décharge clitoris. Cri primal. Tressautements. Orgasme fou. Corps tonique. Pesant. « Wow… Ta tension parfaite. Quarante méduimètres. » Rire. Câlins sous couvertures scandinaves. Soie épaisse. Chaudes.

Calme revient. Luxe paisible. Poêle crépite encore. Neige chuchote dehors. Je me redresse. Élégante. Peignoir noué précis. Bijoux scintillent. Cheveux lissés. A’oy flotte, repu. Clin d’œil chapeau. Je médis : « À bientôt, partenaire. » Porte claque doux. Ruelle enneigée m’avale. Anonyme. Haute société Sjensk. Secrets charnels bien gardés. Privilège VIP. Décorum intact. Feu intérieur brûle toujours.

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