Le bain fumant embaume l’essence de jasmin. Bulles de savon crème de chez La Mer. Ma peau s’apaise sous l’eau chaude. Dehors, la pluie fouette les vitraux ancestraux de la demeure. Le vent hurle. Mon peignoir de soie ivoire attend, fluide comme une caresse interdite. Coups à la porte. Insistants. Je descends, tisonnier en main. Inquiète. Élégante même dans l’urgence.
Il se dresse là. Grand. Large. Barbu. Sa fillette tremblante dans les bras. Trempés jusqu’aux os. Un éclair zèbre la nuit. Je les invite. Flac. Son manteau goutte sur le parquet ciré. Pieds nus. Froids. Je saisis la petite. Bouillante. Hurle. Je l’enveloppe dans une serviette en cachemire. Ses yeux en amande me reconnaissent presque. Tendresse fugace.
L’Approche
Lui, je l’envoie à la salle de bains. Marbre italien. Miroirs anciens. Placard aux chemises sur mesure de Marc. Un peu justes pour sa carrure. La petite s’endort sur le canapé en velours. Chaleur de son corps contre moi. Manque que j’oubliais. Je monte vérifier. Porte entrouverte. Son dos hâlé. Muscles saillants. Fesses pâles. Cuisses puissantes. Reflet dans le miroir : torse en V, poils légers. Sexe lourd. Long. Puissant. Je fixe. Subjuguée. La soie de mon peignoir frotte mes tétons durcis. Honte ? Presque.
Il descend. Sec. Chemise tendue sur ses pecs. Pantalon collant. Café coule. Épais. Amer. Je m’assois, jambes repliées. Peignoir s’entrouvre. Son regard fuit. Puis accroche. Intérêt animal. Veuf. Modeste. Donne sa vie pour elle. Sa tristesse m’émeut. Mes mains lissent mes cuisses nues. Soie glisse. Sa voix s’étrangle. Je recommence. Lentement. Il fixe. Illuminé. Marc rentre. Trempé. Examine la petite. Diagnostic. Pharmacie de garde. Vingt bornes.
Je propose de conduire. Marc garde l’enfant. Imperméables sur mesure. Sa chemise mouille à nouveau. Dans la Mercedes, peignoir s’ouvre. Cuisses exposées. Seins nus presque. Je ris. Niaisement. Lui aussi. Ses yeux me dévorent. Chauds. Possessifs. Silence pesant sur la route glissante. À la pharmacie, il court. Chemise transparente. Je me gare face. Pluie ruisselle sur le pare-brise. Mes mains remontent. Cuisses. Sexe trempé. Doigts dedans. Profonds. Je m’approche du bord.
L’Explosion
Il revient. Voit. Écarte le peignoir. Main massive sur ma cuisse. Chaleur brute. Visage contre le mien. Lèvres sucées. Langue aspirée. Doigts en moi. Tendre. Précis. Sur mes seins. Mordillements. Orgasme foudroyant. Secousses. Silence feutré brisé par mes gémissements étouffés.
Parking routier désert. Je stoppe. Peignoir jeté. Son pantalon descend. Je grimpe. Menue sur sa masse. Seins écrasés sur son torse velu. Gland tease ma fente. Glisse. Presse. Entre. Épais. Dur. Remplit. Je chevauche. Cul qui claque. Sueur. Il grogne : ‘T’es trempée, salope de bourgeoise.’ Je halète : ‘Baise-moi fort, animal.’ Bruits humides contre sièges cuir. Puissance contenue. J’explose. Chatte serrée. Il jouit dedans. Chaud. Gluant. Profond.
Je descends. À genoux. Suce son sexe ramolli. Goût de nous. Bourses lourdes. Doigts dans mon cul. Intrusifs. Plaisir sale. Phares balaient. Psyché. Retour. Odeur de baise. Chez moi, Marion veille. Marc absent. Je le reconduis. Son taudis. Deuxième étage. Photos fanées. Larmes. À la porte, il fond. Imperméable relevé. Queue contre fesses. Main sur bouche. Pénètre brutal. ‘Prends ça, pute chic.’ Je pousse en arrière. ‘Plus fort ! Défonce-moi !’ Décollée du sol. Vagin martyrisé. Orgasmes en rafale. Bête en rut. Silence acharné. Jus partout.
De retour. Lingettes parfumées. Chatte visqueuse. Seins douloureux. La soie se referme. Élégance retrouvée. Il disparaît dans la nuit. Moi, dans l’anonymat feutré de ma haute société. Honte ? Presque. Privilège charnel. Exclusif.