Le salon de l’Hôtel des Femmes exhale un parfum d’humidité ancienne et de fleurs fanées. Fauteuils empire profonds, canapés de velours usé par des siècles de secrets. Tableaux de Fragonard aux murs : chairs nues, regards complices, roses et voluptés baroques. Silence feutré, rompu seulement par les bourdonnements discrets des vibromasseurs. Je passe la porte, encore vêtue de ma culotte dentelle noire fraîchement acquise, corsage mauve serré sur mes seins raffermis par le miroir trompeur.
Elles sont là, six ou sept, nues en cercle. Cuisses écartées, mollets sur accoudoirs. Doigts qui écartent grandes lèvres roses ou brunes, vibros qui plongent dans des vulves buissonneuses. La femme pâle, peau de neige, yeux comme braises lunaires, me fixe. Son sourire d’ange dévoyé. La blonde plantureuse, Fun Factory bleu dauphin enfoncé dans son jardin doré, gémissante. La métisse poupine, crépus volumineux, doigts luisants de cyprine.
L’Approche Feutrée
« Viens t’installer, nouvelle. Mets-toi à l’aise. » La pâle ondule, son clito gonflé sous ses caresses lentes. Regards qui me déshabillent déjà. Convenances du monde extérieur ? Ici, au Club VIP de Vermillon, elles fondent comme cire sous chandelles baroques. Mon cœur cogne. Nathy me manque, mais ce feu intérieur craque mon décorum. Je rougis, retire la dentelle soyeuse qui glisse sur mes cuisses lisses, frôlant ma fente humide. Nue, je m’assieds. Miroir truqueur me renvoie une silhouette de vingt ans : ventre plat, seins haut perchés, chatte œuvre d’art.
« Sers-toi dans le placard. Hitachi, aspirants, tout pour jouir. » La blonde halète, son dauphin vrombit contre son point G. Je saisis le Hitachi massif, branche sur secteur. Lubrifiant froid sur grandes lèvres, préservatif tendu sur la boule énorme. Puissance brute. Elles me regardent, yeux affamés. « Montre ta coquille de Vénus ! » La pâle jouit en premier, bouche ouverte, spasme silencieux.
L’Explosion des Sens
Contact électrique sur mon clito. Décharge viscérale. Jambes tremblent, cuisses ouvertes à bloc. « Oh putain, c’est monstrueux ! » je gémis. Boule qui aspire, vrombit sans pitié. Cyprine coule, trempe le fauteuil. La blonde : « Hurle, salope, on est insonorisées. Gamahuche-toi comme une gougnotte ! » Doigts qui pincent mes tétons, mais non, solo, regards seulement. Sensations intenses : chaleur monte du ventre, vagues brûlantes irradient seins, gorge. Vue brouillée par miroirs déformants. Tableaux libertins dansent : Bouchers qui sucent chattes poudrées.
Explosion. Orgasme déchire, dos cambré, cris rauques étouffés par soie des coussins. « Regardez sa chatte pulser ! » La métisse accélère ses coups, jouit avec moi. Cyprine gicle, arc-en-ciel sous lune filtrée. Corps secoué, sueur perle sur peau luisante. Plaisir VIP, exclusif : pas de bites, que chairs femelles, parfums musqués mêlés à bois ciré ancien.
Calme retombe, bourdonnements s’éteignent un à un. Rires complices. Je me redresse, jambes flageolantes. Culotte dentelle remise, soie fraîche sur fente rougie, palpitante. Corsage boutonne, élégance restaurée. « À bientôt, nouvelle habitante », murmure la pâle, lèche ses doigts. Je disparais dans couloir sombre, anonyme parmi ombres. Dehors, brume vendéenne avale mes pas. Privilège charnel du Club : décorum craqué, puis repris. Personne ne saura. Sauf les tableaux, gardiens muets de nos feux.