La terrasse du penthouse surplombait Paris, scintillant sous les lanternes tamisées. Air tiède de minuit, musique lounge en sourdine, effluves de caviar et homard. Krug 1937 perlait dans les flûtes de cristal, bulles explosives sur ma langue, comme un avant-goût d’orgasme. Nue sous ma robe Elie Saab vert d’eau, soie diaphane caressant mes cuisses, frottant mes lèvres intimes gonflées. Cécile en Dior bleu nuit, décolleté vertigineux encadrant ses seins parfaits, émeraudes de ses yeux me transperçant. Silence feutré, seulement le cliquetis des couverts, le vent folâtre soulevant nos ourlets. Nos regards se croisent, lourds. Les siens, prédateurs. Les miens, affamés. Elle verse Louis XIII, cognac ambré coulant comme du miel chaud dans ma gorge, incendiant mon ventre. ‘À ta mort, ma chérie’, murmure-t-elle, dague en main. Mon cœur cogne. Pas peur. Désir primal. Le décorum craque. Je décide : ce soir, je me lâche.
Elle pose la lame, froid mordant ma peau. Ses lèvres s’écrasent sur les miennes, langue vorace lapant le cognac. Robe défait, nœud glisse, soie s’ouvre comme une fleur obscène. Mes seins jaillissent, tétons érigés sous la brise. ‘Salope, t’es trempée depuis ce matin’, grogne-t-elle, doigts plongeant dans ma chatte ruisselante. Suc gluant sur ses phalanges. Je gémis, ondes électriques de mon clito à l’échine. Silence brisé par mes halètements rauques, contrastant le luxe ouaté. Elle me plaque sur la table de marbre, plats balayés, caviar écrasé sous nos corps. Jambes écartées, talons dorés plantés. Sa bouche fond sur ma fente, langue fouillant, aspirant mon jus comme une affamée. ‘Goûte-toi, pute de luxe’, ordonne-t-elle, me forçant à lécher ses doigts. Je mords : ‘Baise-moi fort, déchire-moi.’ Ses ongles griffent mes cuisses, perles de sang mêlées à la cyprine. Doigts en moi, trois, quatre, poing presque. Chatte distendue, spasmes violents. Bruits obscènes : clapotis humide, succions voraces, mes cris étouffés dans la mousseline de sa robe. Orgasme monte, ventre contracté, muscles bandés comme sur la salle de gym du château. Elle pince mon clito, mord mes lèvres intimes. Explosion : je hurle, squirte sur son visage, fontaine chaude arrosant le marbre. Corps secoué de soubresauts, vision blanche, cœur en vrac. Elle rit, triomphante, lapant les restes.
L’Approche
Calme retombe, luxueux cocon. Bulles de champagne éclatent encore dans nos verres oubliés. Elle me rhabille, soie glissante sur peau moite, nœud serré à la taille. Escarpins ajustés, cheveux lissés. Miroir de la psyché reflète la prédatrice aux yeux lapis-lazuli. Cécile embrasse mon épaule : ‘Parfaite, anonyme.’ Je disparais dans la nuit parisienne, taxi silencieux, anonymat de la haute. Vitres teintées masquent mon sourire carnassier, chatte encore palpitante sous la soie. Privilège du Club VIP : décorum pulvérisé, extase brute, retour à l’élite intouchable.