La nuit tombait sur la demeure du comte Tugdual de Valterrombe. Dans mon réduit du donjon, sous l’épaisse fourrure, j’écoutais. Respirations rauques de Molosse et Ankou, chiens du Danemark. Pas lourds des gardes. Rire étouffé du mitron en cuisine. Chouette. Ébats lointains des parents. Orage gronde. Froid mordant. Je suis Isabeault, peau caramel, yeux amande, nonne aux secrets moresques.
Porte craque. Gwendoline, 18 ans, vierge laiteuse, cheveux d’or. Peur de l’orage. Voix timide : ‘Puis-je dormir avec toi ?’ Je l’accueille. Blotties sous la fourrure. Corps contre corps. Sa tête plonge sur mes seins au tonnerre. Tiédeur ferme. Je respire son innocence bretonne. Odeur de lait et fleurs sauvages. Mes doigts dans ses mèches blondes. Courbes fines. Mon cœur bat. Troublée par sa poitrine rebondie, croix d’émeraude au cou.
L’Approche
Éclairs pâles. Elle pleure. Je pose lèvres sur les siennes. Doux. Surprise. Sa langue répond, affamée. Yeux incandescents. Visage dépravé. Langoureux. Je descends. Langue au nombril. Doigts sur ses seins tendres. Effleure sa toison blonde. Frisson la traverse. Peur et bonheur. Je suis experte. Langue pénètre son temple intime. Vierge. Ouverture humide. Jus perle, âcre, iode.
L’Explosion. Lèvres brillantes de son miel. Je les plaque aux siennes. Elle goûte son propre plaisir. Hardie, mains sur ma tête. Pousse. ‘Plus profond, ma sœur.’ Voix cassée. Je saisis sa perle. Suce. Lèche abondant. Doigts pincent ses tétons. Elle griffe, gémit fort. Cris étouffés par tonnerres. Deux doigts joints. La possède. Cri rauque. Corps se liquéfie. ‘Baise-moi, Isabeault !’ Je souris. Pouce glisse raie fesses. Pénètre anus vierge. Hurlement. Plaisir mêlé douleur.
L’Explosion
Doigts saccadés. Vagin, anus. Se frôlent paroi fine. Elle trémousse. ‘Ton cul est à moi, petite noble.’ Sensations intenses. Chair palpite. Nerfs en feu. Orgasmique. Dernier tonnerre. Explosion. Cyprine gicle. Sang défloration. Je suce doigts. Goût metallique, musqué. Pouce anal, chaud, odorant. Mots sombres : offrande au maître des ténèbres. Luxure éternelle.
La Disparition. Calme revient. Orage passé. Silence feutré du château. Elle halète, transformée. Yeux noirs comme miens. Je me lève. Habit de nonne glisse sur peau sucrée. Bijoux tintent. Élégance intacte. Fleur de mandragore sur draps. Charbon incandescent. Poudre d’or. Je m’évapore. Anonyme dans brume. Haute société m’attend. Gwendoline ? Bientôt gouvernante de sa nièce Anne. Cycle recommence. Châteaux, nonnes, vierges. De 1349 à nos nuits VIP. Luxe éternel, plaisir brut.