La terrasse du chalet tyrolien, sous le parasol crème, exhale un silence feutré. Soleil accablant, sueur trempe mon débardeur, transparent sur mes seins. Hugo pose sa revue, attrape mes sacs lourds. Ses yeux fuient mon reflet mouillé. Je change de tee-shirt, épaules nouées. Il propose un massage, voix basse. Je rougis, refuse. Mais l’idée mijote : ses paumes huilées sur ma nuque.
Quentin parti au lac avec Julia. Hugo reste, pas fan des feux de camp. Bières fraîches claquent, olives vertes, saucisson. Bordeaux medal d’argent coule, soyeux en bouche, délie nos langues. Son enfance nomade : Tokyo, Istanbul. Joint roulé par mes soins, THC embrase l’air alpin. Doigts se frôlent sur le pétard. “Massage ?” je lâche, ivre de désir. Il hoche la tête. Montez à l’étage, lit double sous la poutre.
L’Approche
Allongée, tunique relevée. Ses mains magiques dénouent mes muscles. Dos cambré, je vire soutien-gorge, jupe. Culotte dentelle seule. Il hésite, admire mes courbes mûres. Paumes glissent sur cuisses, frôlent fesses. J’écarte les jambes. Doigts sous tissu, caressent lèvres gonflées, mouille abondante.
Je guide sa main sur mon clito. Seins pétris, tétons durs. Il plonge entre cuisses : langue chaotique sur chatte trempée. “Là, le bouton.” Il obéit, doigt dedans. Puis anal : mon index sur rosebud, il lèche, imite. Fougue monte, corps arc-bouté.
Orgasme explose, multiplié : bouche sur clito, doigts con et cul. Je hurle dans la main, vagues infinies. Bouche collée à la sienne, goût de moi.
Matin, nue sur draps salis. Quentin appelle : prolonge balade. Hugo dort. Café filtre, terrasse chauffée. Peignoir soyeux, cigarette : je me trouve belle, fossette Ava Gardner.
L’Explosion
Je le réveille : baisers descendants, téton sucé avidement. Main sur queue courbe, veine pulsée, pré-sperme. Fellation vorace : gorge profonde, il gicle chaud, j’avale tout.
“Qu’est-ce qui te plaît ?” “Ton sourire d’Ava Gardner.” Rire, langue invasive. Il commande : “À plat ventre.” Culotte arrachée, fesses écartées. Langue fouille anus, doigts deux dedans. “Défonce-moi !” Claques sèches, jurons : “Prends-moi comme pute !” Queue enfoncée anal, coups brutaux. Cyprine gicle, merde chaude expulsée. Il nettoie tendrement, baiser.
Après-midi paisible, calepin moleskine. Quentin rentre tôt, dispute. Tension palpable. Hugo part gare de G., bise lourde.
Ses haïkus : “L’Amande et la Rose”, pour Ava. Culotte maculée en corbeille. Sourire nostalgique, mail prêt.