Le Café de la Place du Stade. Pas n’importe quel bistrot. Un lounge VIP discret, cuirs capitonnés, lumières tamisées qui dansent sur les bulles de mon champagne. Goût acidulé, frais, qui explose en bouche comme un désir refoulé. Ding dong de la porte. Francis râle sa Pauline au barman Jean-Louis. Bières mousseuses, rots gras. Silence feutré autour, velours étouffant les cris du bas peuple. Ma robe de soie noire colle à ma peau moite. Bijoux qui tintent doucement. Je croise son regard. Lui, le Monsieur en costume sur mesure. Épaules larges, cravate assouplie. Il écoute, impassible, les confessions avinées de Francis. Dix-neuf mois sans bistro. Pauline la salope. Hervé le bi. Pierre furieux. Rires étouffés. Mes yeux plongent dans les siens. Chaleur monte. Cuisses serrées sous la table de marbre. Il sourit. Subtil. Je penche la tête, lèvres humides de Veuve Clicquot. Convenances ? Foutaises. Ce soir, décorum craque. Je me lève. Bas résille frottant lisses. Hanches ondulent vers l’alcôve privée. Il suit. Inévitable. Portes capitonnées claquent doux. Champagne abandonné. Son parfum boisé envahit. Doigts effleurent ma nuque. Frisson électrique. ‘Anonyme’, je murmure. Pas de noms. Juste corps. Sa main glisse soie vers le haut. Seins lourds se libèrent. Mamelons durs comme diamants. Il grogne. ‘Putain, t’es classe.’ Je ris bas. ‘Baise-moi comme un prolo.’ Regards encore. Feu. Je cède. Complètement.
Porte close. Alcôve satinée, banquette large comme un lit d’hôtel 5 étoiles. Il me plaque dos contre mur froid. Contraste brûlant. Bouche sur la mienne. Goût bière-champagne, sale et chic. Langue invasive. Mains déchirent soie. Robe relevée à la taille. Cul nu offert. String arraché. Sa queue jaillit. Dure, veineuse. Pas petite comme celle d’Hervé. Gros calibre VIP. ‘Suce-la’, ordonne-t-il. Je m’agenouille. Velours sous genoux. Bouche grande ouverte. Glotte profonde. Salive coule. Glouglou obscène. Bruits humides claquent dans silence feutré. Francis rote dehors. Ding dong. On s’en fout. Il me relève. Me plie sur banquette. Cuir froid sur nichons. Cul cambré. Il crache sur chatte trempée. Doigt fouille. ‘T’es une fontaine de pute.’ J’halète. ‘Enfonce-toi.’ Paf. Un coup sec. Queue entière. Étirement brutal. Parois écartées. Plaisir douleur. Hanches claquent. Clac clac clac. Gémissements rauques. ‘Plus fort ! Défonce-moi !’ Il obéit. Sauvage. Poings dans draps satin. Non, banquette satinée. Luxe qui craque. Sueur perle. Bijoux ballotent. Clitoris frotté par tissu. Orgasme monte. Vague. Son gland tape col. ‘Je vais jouir.’ ‘Remplis-moi.’ Jet chaud. Foutre gicle profond. Corps secoués. Tremblements. Bruits visqueux. Chair contre chair. Échos dans cocon insonorisé. Dehors, Pauline pleure. Hervé fuit. Nous, on explose. Brut. Privilège charnel.
L’Approche
Calme retombe. Luxe intact. Silence feutré reprend droits. Il se retire. Foutre coule cuisses. Chaud, collant. Je me redresse. Élégance instinctive. Soie remise en place. Lisse. Parfaite. Bijoux ajustés. Maquillage intact. Miroir discrét. Sourire carnassier. Il halète, pantalon baissé. ‘Incroyable.’ Je pose doigt lèvres. ‘Anonyme.’ Champagne repris au bar. Bulles pétillent encore. Ding dong. Pauline sanglote sur Francis. Hervé parti avec Pierre. Jean-Louis essuie comptoir. Je glisse billet généreux. Disparaîs dans nuit. Haute société avale tout. Pas de traces. Juste mémoire. Feu sous glace. Prochain privilège attend.