La loge privée du comte de Feule surplombait l’arène de Jouis-en-Josette. Velours rouge, cristal taillé, champagne Dom Pérignon millésimé qui pétille dans des flûtes Baccarat. Silence feutré, seulement rompu par les clameurs lointaines de la foule en délire pour Storm Bird. Moi, Anonyme, invitée du Club VIP, drapée dans une robe de soie noire signée Dior, qui caresse ma peau comme une promesse. Le comte, silhouette élancée en smoking sur mesure, m’observe. Ses yeux sombres glissent sur mon décolleté, s’attardent sur la courbe de mes seins. Je croise les jambes, délibérément. Le tissu murmure contre mes cuisses nues. Il s’approche, verre en main. ‘La tension monte, n’est-ce pas ?’ murmure-t-il, sa voix rauque comme un secret. Nos regards s’accrochent. Dehors, Litron Zéone hurle le dénouement de la course d’escarbites. Ici, le mien pulse déjà. Je décide. Fuck les convenances. Ce soir, le décorum craque.

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Ses lèvres effleurent mon oreille. Parfum boisé, notes de vétiver. Main ferme sur ma nuque, il m’attire. Baiser vorace, langues qui dansent, goût de champagne et de vice. Il me plaque contre la baie vitrée. Froid du verre sur mon dos, chaleur de son corps. Robe relevée d’un geste. Culotte arrachée, jetée comme un trophée inutile. ‘T’es trempée, salope chic’, grogne-t-il. Je ris, féroce. ‘Baise-moi comme un Jouisseur, comte.’ Il obéit. Zip qui s’ouvre. Sa queue raide surgit, épaisse, veinée. Gland contre ma fente, glissant dans ma mouille. Un coup de reins brutal. Je m’arc-boute. Pleine, étirée à bloc. Il pilonne, sauvage. Draps de satin king-size déchirés par nos ongles. Bruits obscènes claquent : chair contre chair, succions humides, mes gémissements étouffés dans l’oreiller de plume d’oie. ‘Plus fort, enculeur de vachettes !’ je halète. Il rit, retourne. Salive crachée sur mon trou. Doigt qui fouille, puis sa bite. Déchirure exquise. Je jouis violemment, spasmes qui me secouent. Il grogne, pompage infernal. Foutre chaud gicle au fond, ruisselle sur mes cuisses de soie.

L’Approche

Calme retombe. Luxe intact, sauf le lit défait. Je me redresse, nue, peau luisante de sueur et de sperme. Miroir ancien reflète mon sourire carnassier. Douche de marbre, jets chauds emportent les traces. Parfum Chanel N°5 pulvérisé. Robe remise, parfaite. Bijoux étincellent. Champagne siroté, dernière gorgée. Il s’allume un cigare cubain, épuisé. ‘Reviens quand tu veux, Anonyme.’ Je claque la porte. Couloir feutré, ascenseur privé. Dehors, liesse post-victoire. Je fonds dans la nuit, anonyme parmi l’élite. Privilège charnel savouré. Décorum restauré.

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