Le ding discret de l’interphone brise le silence feutré du studio privé au Club VIP. Tapis persan sous mes escarpins vernis. ‘Monte. Attention, il glisse.’
Je pousse la porte. Zoé, peignoir kaki soyeux entrouvert, seins nus tendus dessous, culotte grise en coton fatigué – ce contraste chic me happe. Yeux vifs, électriques. Elle zoome sur les fesses sublimes d’Audrey, modèle pro, shootée sur le fauteuil velours vieux rose. Lumière naturelle tamisée par des rideaux de lin. ‘Putain de reflets.’ Elle repousse un string noir du bout du pied nu.
L’Approche
Vinyles rares en piles soignées, mug ‘Café, salope’ ironique sur le marbre. Son regard me scanne comme un objectif 50 mm. Chemise blanche rentrée dans pantalon cigarette sombre, lèvres framboise mat. ‘Retoucheuse de luxe, bonsoir.’
Elle pose son sac crocodile. Je m’avance vers l’écran géant calibré. ‘Jolie prise. La sueur, c’est le vernis du désir.’ L’air vibre déjà. Elle se lève, peignoir s’entrouvre sur sa chatte qui impose le silence. ‘Champagne ?’ ‘Surprends-moi.’ Bulles fraîches, goût de prestige, pétille sur la langue.
Je m’assois au fauteuil. Elle passe derrière, bras de part et d’autre, sein frôle mon épaule – hasard calculé. Clics précis. Zoom sur cul cambré d’Eva l’avocate. ‘T’as un œil.’ Son souffle chaud à mon oreille : ‘J’ai envie de voir comment tu vois ce que je vois.’ Visages à un cheveu. Pièce qui se resserre comme un diaphragme.
Elle contourne, s’installe cuisses écartées sur le canapé cuir. Verre en main, provocante. J’ôte mes escarpins, croise les jambes. Curseurs glissent sous mes doigts. Sa nuque que j’imagine, ses lèvres qui s’entrouvrent. ‘T’es précise avec ton clavier ou ta langue ?’ Je pivote : ‘Ma langue corrige les erreurs graves. J’adore une chatte mal alignée.’
Son pied effleure mon genou. Main sur ma nuque. ‘T’as envie de moi ?’ ‘Depuis ce clito zoomé.’ Baiser au mur. Langues sales, souffles haletants. Champagne oublié. Décorum qui craque.
L’Explosion
Zoé bascule la tête, peignoir glisse sur soie. Tétons durs sous la lumière douce. Je m’agenouille, doigts en elle d’un coup – chaude, gorgée. Cri rauque. Langue sur clito : lente, circulaire, suceuse de rythme. Elle jouit secouée, main dans mes cheveux. Je continue, insatiable.
À genoux sur tapis persan, fronts collés. ‘On les a laissés nous baiser sans savoir.’ Baiser vorace. Je sors le harnais noir du sac – discret, luxe. Gode violet strié, courbe parfaite. ‘Justice.’ Elle ouvre les cuisses : ‘Fais-moi oublier leurs bites molles.’
J’entre doucement, puis fort. Coups de reins effacent les Marc, Léo, Clément. Elle geint, crie, rit. ‘Tu n’es à personne.’ Jouissance simultanée, corps collés, sueur perlée. Odeurs de sexe et de victoire dans le silence VIP brisé par nos halètements.
Respirations calment. Silence texturé. Je lèche mes doigts, renifle sa culotte, l’enfile par jeu. Elle nue, luisante. Je noue mes cheveux, chemise déboutonnée pour le panache. Clé USB sur le bureau marbre : ‘Photos retouchées. Et les nôtres. RAW, reine en guerre.’
Baiser sur front. Feutre noir sur miroir : ‘Tu n’es pas plan B. Fin de leur alphabet.’ Porte claque soft. Je disparais dans l’ascenseur feutré, anonyme de la haute, chatte encore palpitante, prête pour le prochain privilège.