Le silence retombe dans son salon austère. Bibliothèque immense, velours verts des fauteuils qui crissent sous les tensions passées. Lampes antiques diffusent une lueur tamisée, comme un écrin pour nos âmes nues. Adam me fixe, las mais affamé. Ses yeux bleus percent l’ombre. Je sens encore la chaleur de son corps contre le mien, après l’avoir chassée, elle. Isabelle. Son parfum fade s’est évaporé, ne reste que le nôtre, musqué, lourd.
Il m’attrape sans un mot. Bras forts autour de ma taille. Je m’envole presque. Couloir rouge sang, porte qui s’ouvre sur l’obscurité. Sa chambre. Lit king size noyé dans des draps de soie noire, soyeux comme une caresse interdite. Bougie qu’il allume d’un geste sec. Flamme danse, ombre nos corps. Jeu de regards. Les siens, brûlants, me déshabillent déjà. Je hésite une seconde. Convenances ? Foutaises. Dans ce luxe froid, je décide : je cède. Tout. Mon corps tremble, robe d’été qui glisse déjà.
L’Approche Feutrée
Ses mains sur mes épaules. Douces, puis fermes. Il m’allonge. Soie froide contre ma peau brûlante. Frisson électrique. Il se penche. Bouche sur la mienne, vorace. Langues qui s’emmêlent, goût de café amer et de désir pur. Je gémis bas. Ses doigts tracent ma gorge, descendent. Corsage arraché. Seins nus, mamelons durs sous l’air tiède. Il les empoigne. Je cambre. ‘Putain, Adam…’ murmure-je. Il sourit, sombre. ‘Tais-toi, chérie. Laisse-moi te bouffer.’ Voix rauque, autoritaire. Luxe du silence brisé par nos souffles.
Je m’installe à califourchon. Hanches qui roulent, provoc. Son sexe dur contre mon ventre. Culotte jaune en coton ? Ridicule ici. Je la vire. Chatte humide, offerte. Il grogne. ‘T’es trempée pour moi.’ Doigts qui plongent. Deux, puis trois. Je crie, étouffé. Soie qui frotte mes cuisses écartées. Bruits humides contrastent avec le calme feutré. Lampadaires dehors filtrent à peine. Prestige de l’instant : professeur et ex-élève, mondes qui fusionnent.
L’Explosion Sauvage
Il me retourne. Visage contre oreiller soyeux. Odeur de lui, propre, masculine. Bite raide qui pousse. Lent d’abord. Puis sauvage. ‘Baise-moi fort !’ hurle-je. Il obéit. Reins claquent. Peau contre peau, sueur perle. ‘T’es ma salope ce soir,’ gronde-t-il, poings dans mes cheveux. Je jouis vite, spasmes violents. Chatte qui serre sa queue. Il accélère. Coups de boutoir. Grincements du lit massif. Gémissements sales : ‘Vas-y, remplis-moi !’ Orgasme à lui, chaud, profond. Nous collapse. Silence revenu, cœur cognant.
Corps enlacés, soie collante de nos jus. Il caresse mes seins, paume possessive. ‘T’es à moi, maintenant.’ Je hoche, béate. Bonheur simple dans ce luxe. Puis, calme. Je me lève. Jambes flageolantes. Ramasse robe, culotte. Me rhabille avec grâce. Miroir ancien reflète une femme nouvelle : cheveux en bataille, lèvres gonflées, yeux comblés. Élégance retrouvée. Lui, nu sur le lit, me dévore du regard. ‘Reste.’ Non. Mystères levés, mais jeu continue.
Je l’embrasse une dernière fois. Goût salé de nous. Porte refermée doucement. Couloir rouge, cour pavée. Nuit tombée, fraîche. Je disparais dans l’anonymat. Rue des Pommiers vide. Haute société ? Non, juste nous. Privilège charnel : son antre, nos corps, secret absolu. Demain, rentrée. Mais ce soir, reine du vice.