La villa de Jo respire le luxe discret. Piscine miroitante sous les spots tamisés, meubles en acajou poli, tapis persans étouffant les pas. Nous sommes tous là, après des années. Sylvie avoue son mensonge destructeur. Silence lourd. Mes larmes coulent sur mes joues soyeuses. Lucas blêmit. Nos regards se croisent enfin, interdiction levée. Feu dans ses yeux. Mon cœur bat fort sous ma robe de soie noire, fluide contre ma peau chauffée. Champagne sablé dans des flûtes Baccarat, bulles qui pétillent, goût d’agrumes fins et de vice. Jo hésite, propose une chambre à l’étage. Mais non, pas encore. Tension monte. Ses doigts effleurent mon bras nu, chair de poule électrique. Le décorum craque. Je décide. Ce soir, Lucas, tu m’auras. Brute. Ici, dans ce prestige.
Escaliers en marbre froid sous mes escarpins Louboutin. Porte claque doucement. Chambre immense, lit king-size drapé de satin ivory. Rideaux lourds occultent la nuit. Je pivote, dos à lui. ‘Déshabille-moi.’ Sa voix rauque : ‘Anne, putain, j’ai attendu ça des années.’ Ses mains tremblent sur la fermeture Éclair. Soie glisse, frisson sur mes reins nus. Mon string en dentelle tombe. Il grogne, me plaque contre le mur lambrissé. Bouche sur mon cou, suce fort, marque possessive. Mes seins gonflés jaillissent du balconnet, tétons durs comme diamants. Il les pince, mordille. Je gémis, bas-ventre en feu. ‘À genoux, salope.’ Je obéis, luxe qui s’effrite. Sa queue jaillit, veineuse, turgescente. Goût salé, musqué sur ma langue. Je suce vorace, gorge profonde, salive coule. Il empoigne mes cheveux, baise ma bouche. Bruits obscènes claquent dans le silence feutré. Piscine murmure au loin.
L’Approche
Il me jette sur le satin frais. Jambes écartées, chatte trempée luit. ‘Baise-moi, Lucas. Défonce-moi.’ Il plonge, sans capote, brut. Remplissage total, chairs qui s’écrasent. Coups de reins sauvages, lit grince sourd. Sueur perle sur sa poitrine hâlée, gouttes tombent sur mes seins. Je griffe son dos, ongles enfoncés. ‘Plus fort, enfoiré !’ claques de peaux humides, jus qui gicle. Mon clito pulse sous son pubis râpeux. Orgasme monte, vague déferlante. Je hurle, étouffé par sa main. Il accélère, bélière mon ventre. ‘Je te remplis, Anne. Tout à toi.’ Explosion. Semence chaude gicle profond, spasmes. On s’effondre, pantelants. Odeur de sexe cru imprègne les draps Hermès. Silence retombe, feutré, luxueux.
Corps alanguis, soie collante de sueur. Douche attenante, marbre chauffant sous jets multiples. Savon parfumé jasmin lave nos traces. Je me rhabille, lente. Bas résille remontent mes cuisses minces. Robe soie se referme, impeccable. Bijoux scintillent : perles au cou, diamants aux oreilles. Lucas admire, durcit encore. ‘Anonyme au Club, hein ?’ Je souris, sophistiquée. Porte s’ouvre sur villa calme. Effusions chez parents attendent. Jo sait. Nous filons, voiture noire ronronne. Disparue dans l’anonymat haute société. Privilège charnel intact. Prochain round ? Bientôt.