Les lumières tamisées du Club VIP d’Issy-les-Moulineaux caressent les velours sombres. Cristaux scintillent comme des diamants froids. Silence ouaté, seulement le glouglou discret du champagne qui pétille dans les flûtes. Je suis Anonyme ce soir, invitée par Daphnée. Sous ma robe fourreau noire, la guêpière volée – payée en douce par lui – mord la peau. Soie fine des bas glisse sur mes cuisses à chaque pas. Contact électrique. François est là, au bar. Crâne rasé luisant, épaules de boxeur sous le costume taillé sur mesure. Ses yeux bleus me transpercent. Un sourire en coin. Il sait. Il sait pour mon mari endormi, pour la buanderie où j’ai gémi ses questions sales au téléphone. Je m’assois. Genou contre genou. Sa main effleure ma jarretelle cachée. Feu sous la soie. ‘Tu portes ça pour moi ?’ murmure-t-il, voix rauque. Bulles de Dom Pérignon explosent sur ma langue, goût acidulé, frais comme son regard qui descend sur mes seins pushés. Le décorum craque déjà. Autour, expats en costard, nanas bijoutées, rires étouffés. Mais nous, bulle à part. Sa cuisse presse la mienne. Chaleur monte. Je croise les jambes. Trop tard. Il sent l’humidité à travers le string trempé. ‘T’es prête, Aude. Laisse-toi aller.’ Son souffle chaud sur mon oreille. Cœur cogne. Convenances hurlent non. Désir hurle oui. Je cède. Main sur son entrejambe. Bite dure comme marbre sous le tissu. Veine saillante que j’imaginais. On se lève. Direction l’ascenseur privé.
Porte claque. Suite VIP. Draps satin noir tendus sur lit king size. Champagne frais attend. Miroirs partout. Il me plaque au mur. Robe zipée d’un geste. Guêpière révélée. ‘Putain, salope chic.’ Ses lèvres dévorent mon cou. Langue râpeuse. Mains puissantes pétrissent mes fesses. String écarté. Doigts en moi. Chatte ruisselle. ‘T’es une fontaine, Aude.’ Je gémis. Bruits humides claquent dans le silence feutré. Il se déshabre. Torse poilu, toison dense jusqu’au bas-ventre. Bite sort. Épaisse, droite, gland violacé bombé. ‘Suce-la.’ À genoux sur moquette épaisse. Goût salé pré-sperme sur langue. Je l’engloutis. Gorge profonde. Il grogne. ‘Bonne petite bourgeoise.’ Debout, il me soulève. Jambes autour de sa taille. Bite frotte entrée. Un coup de reins. Enfonce d’un trait. Pleine. Étirée. Parois serrent. Va-et-vient brutal. Claquements de chair contre chair percent le calme. ‘Baise-moi fort !’ hurle-je. Il obéit. Me jette sur lit. Satin froid sous dos brûlant. Levrette. Fesses écartées. Re-entrée sauvage. Couilles tapent clito. Orgasme monte. Vagues. ‘Je jouis ! Enfin !’ Éclate. Tremblements. Jus gicle autour de sa queue. Il accélère. ‘Ouvre la bouche.’ Je pivote. Foutre épais gicle sur langue. Goût amer, chaud. Avalé. Il s’effondre. Sueur mêlée. Cœurs battent la chamade.
L’Approche
Silence retombe. Luxe enveloppe nos corps luisants. Je me rhabille. Soie glisse à nouveau, apaisante. Bijoux remit. Maquillage refait devant miroir. Élégance intacte. Lui, sourire satisfait. ‘T’appelleras encore.’ Pas de mots. Baiser fugace. Porte s’ouvre sur anonymat hautain. Couloir désert. Descends. Rejoins la nuit parisienne. Mari attend chez nous. Secret enfoui. Décorum restauré. Mais feu couve. Pour la prochaine fois.