L’infirmerie de la Maison des Sœurs à Natrant respire le luxe discret. Draps de soie blanche qui glissent comme une caresse sur la peau. Parfums d’encens subtils flottent dans l’air tiède. Je suis Anonyme, invitée VIP de ce club sélect où les prêtresses comme moi veillent sur les élus. Fyrag est là, alité, nu sous les couvertures satinées. Ses yeux sombres croisent les miens. Un frisson. Il bande déjà, son sexe durcit sous mon regard. Je m’approche, mes seins lourds tendent ma tunique de soie. Le silence feutré amplifie nos souffles. ‘Tu m’ennuies pas, toi’, murmure-t-il. Je souris, effleure sa cuisse. Le décorum craque. Champagne millésimé sur la table d’acajou, bulles qui pétillent comme mon désir. Un verre pour lui, un pour moi. Goût fruité, frais, qui mouille mes lèvres. Nos regards se verrouillent. Je sais que je vais céder. Malgré les règles. Pour ce plaisir exclusif.

Ses poignets encore marqués de rouge, souvenirs des prêtresses joueuses. Il est à moi maintenant. Je pose le verre, ma main glisse sous les draps. Sa queue palpite, chaude, veinée. Je la saisis. Il gémit bas. Le bruit de soie froissée contre sa peau hâlée. Je m’agenouille, langue sur son gland. Sel et musc. Il durcit plus. ‘Putain, continue’, grogne-t-il. Je l’avale, gorge profonde. Ses hanches bucklent. Bruits de succion humides claquent dans le calme ouaté. Je me relève, arrache ma tunique. Seins ronds jaillissent, tétons durs. Il attrape, pince. Douleur exquise. Je grimpe sur lui, guide sa bite en moi. Mouillée à en crever. Il s’enfonce d’un coup. Sauvage. ‘Baise-moi fort, Fyrag’. Coups de reins brutaux. Draps de satin collent à nos sueurs. Claquements de chairs, grognements sourds. Ses mains sur mes fesses, claquent. ‘T’es une salope de luxe’. Je ris, cambre. Orgasme monte, violent. Ses boules tapent mon cul. Je jouis en criant étouffé. Lui explose en moi, sperme chaud gicle. Tremblements. Silence retombe, ponctué de nos halètes.

L’Approche

Le calme luxueux revient. Bulles de champagne encore sur ma langue. Je me rhabille, soie fluide caresse ma peau moite. Bijoux tintent doucement. Fyrag somnole, repu. Porte s’ouvre : Thyris entre, blonde, pieds abîmés cachés sous sa robe. Elle fronce les sourcils, sent l’odeur de sexe. Je joins les mains, déférente. ‘L’estimable Thyris’. Elle sourit, mi-amusée. Je disparais dans le couloir feutré, anonyme parmi les ombres de la haute société. Privilège charnel effacé, mais le feu pulse encore entre mes cuisses. Prochaine lune de Linwit, peut-être.

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