Le salon d’Aurélie respire le luxe discret. Tapis persan sous les pieds nus. Cristalliers qui tintent doucement. Télé allumée sur un catch hurlant, mais le silence feutré domine. Nous sommes vautrés, nus, pizzas éventrées, bouteilles de champagne ouvertes au sabre. Goût pétillant sur la langue, frais, fruité, avec cette pointe d’acidité qui réveille les sens. Azura et Pandore, bombes sculpturales, mordillent des parts tièdes. Gufti, mon Gufti, rit en empilant ses billets orange. Bazouk, planté dans sa théière, imprime ses dollars verts comme un automate possédé.
Je croise son regard. Profond, animal. Mes seins encore luisants de sperme séché frémissent. Les filles me fixent aussi, yeux mi-clos, lèvres gonflées. L’air sent le sexe rance, la pizza épicée, le fric neuf. Convenances ? Ici, chez moi, dans ce cocon haussmannien, elles fondent comme glace au soleil. Je décide. Malgré la fatigue, les sorts permanents qui nous lient. Je veux encore. Son sexe à lui, leurs langues à elles. Le décorum craque. Je souris, vicieuse.
L’Approche
Je me lève. Nue. Hanches ondulantes sur le tapis soyeux. Frottement doux contre mes cuisses. Aurélie, c’est moi, Anonyme ce soir au Club VIP. Je m’approche de Gufti. Mes doigts effleurent les billets. Papier crissant, presque soyeux. Il bande déjà sous son jean tendu. Azura glousse. Pandore lèche ses lèvres. Bazouk bourdonne, inconscient. Je l’enjambe. Langue dans sa bouche. Goût de whisky et pizza.
Ses mains agrippent mes fesses. Fort. Je gémis. Les filles rappliquent. Chaleur moite. Je déchire sa chemise. Boutons qui volent. Son torse dur, salé. Aurélie en moi hurle : ‘Baise-moi encore, Gufti, salopard.’ Il rit, bas. Tire mes cheveux. Azura suce son cou. Pandore mordille mes tétons. Durs comme diamants. Je frotte ma chatte trempée sur sa braguette. Zipp. Sa queue jaillit. Épaisse, veinée, prête. Je la happe. Bouche pleine. Glougloutements obscènes contre le silence du salon.
L’Explosion
Tas de billets sous nous. Dollars verts froissés contre ma peau. Sensations folles : papier rugueux sur dos cambré, soyeux sur fesses écartées. Gufti me pénètre. Sec. Brut. ‘Putain, Aurélie, t’es une chienne en soie.’ Je hurle. ‘Plus fort ! Défonce-moi !’ Azura chevauche son visage. Langue de Gufti lapant sa mouille. Pandore s’assoit sur ma bouche. Goût sucré, intime. On baise comme des bêtes. Canapé qui grince. Peau qui claque. ‘Lèche-moi, salope !’ crie Pandore. Bulles de champagne sur nos corps. Je bois au goulot, coule sur nos sexes unis. Pétillant sur clito gonflé. Orgasme monte. Tremblements. Juices partout.
Il me retourne. À quatre pattes sur billets. Cul offert. Il enfonce. Profond. Couilles contre mon bouton. Azura et Pandore se caressent. Doigts dans chattes. Gémissements syncopés. ‘Venez, les putes, sucez-moi les nichons !’ Elles obéissent. Lèvres chaudes. Dentelles de nos lingeries volées – soie italienne contre peau – traînent au sol. Luxe sali. Gufti accélère. ‘Je vais jouir !’ ‘Dedans ! Remplis-moi !’ Explosion. Chaud. Épais. Je jouis avec. Corps secoué. Cris rauques étouffés par coussins de velours.
Retour au calme. Luxueux, feutré. Sueur froide sur peau. Champagne éventé. Billets collants. Je me relève. Élégante. Ramasse ma lingerie. Soie glisse sur cuisses. Parfaite. Gufti halète. Les filles ronronnent. Bazouk imprime toujours. Je m’habille. Robe fourreau noire, talons aiguilles. Bijoux qui tintent. Regard froid, sophistiqué. ‘À bientôt, mes amours.’ Porte claque doucement. Disparue dans l’anonymat de la haute. Club VIP m’attend. Privilèges charnels intacts.